lundi 23 novembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
Les derniers chrysanthèmes
ne parviennent pas
à éviter le vent
Keijo Takamura
lundi 26 octobre 2009
le bonheur est dans le pré
Je vais à Condom en passant par La Rochelle, voies détournées ...
lundi 19 octobre 2009
face à face

le terrain de camping et le cimetière
Cerbère
mercredi 14 octobre 2009
acibara dnarg

Vicdessos, Ariège
(marque du café : la maison du bon café)
mardi 29 septembre 2009
Vertigineux ?

Glacier et crevasse, massif de la Vanoise
lundi 21 septembre 2009
soir d'automne
léger kimono d'été
la lune effleure ma peau
au travers
(usumono ni sotoru tsuki no badae kana)
Hisajo Sugita
clair de lune-
deux silhouettes enlèvent
leurs montres
(gekko i hasusu tokei no no kage futatsu)
Michiko Kaï
loin dans la montagne
poursuivant un papillon
je perds mon chemin
(cho ute haruyama sukaku mayoi keri)
Hisajo Sugita
"Du rouge aux lèvres" Editions de la table ronde
samedi 12 septembre 2009
illégitime
Les sentiments n'ont pas d'adresse.
(Tetaclacs)
samedi 5 septembre 2009
de chambre en chambre

Noter soigneusement dans l'agenda familial les dates des concerts de l'année.
lundi 31 août 2009
Les autres étés (Claude Roy)
Il y aura d'autres étés
D'autres grillons feront leurs gammes
dans d'autres blés
On croisera sur la route d'autres dames
Un autre merle inventera
une chanson presque la même
Un autre monsieur se trouvera là
sous cet arbre où je t'aime
Une petite fille qui n'est pas née encore
Fera une poupée en coquelicot
A cet endroit précis où ton corps
endormi se mêle au bruit de l'eau
On dira (mais ce seront d'autres)
Il faudrait bien un bon coup de pluie
Ça ferait du bien aux récoltes
Les mots feront le même bruit
Mais plus personne plus personne
ne se servira de mon cœur à moi
ni de ta voix à toi qui résonne
dans mon oreille et mon corps à moi.
Claude Roy, poésies Gallimard
samedi 15 août 2009
S.A.C.
Avec toujours un train de retard, je vous invite à voir le premier salon d'art contemporain du Carla-Bayle qui se termine lundi.
J'y ai aimé Philippe Aïni et ses "éponges à rêves" (vous verrez pourquoi si vous avez l'occasion de le rencontrer), Nurcan Giz, peintre turque, dont je ne sais que dire, sinon que j'ai aimé, les sculptures en carton ondulé de Pierre Riba, le tour du monde des sacs plastique de Denis Rivière, la rouille des bateaux de Stephane Joannes, les transgressions du fil de Sonia Aniceto, et bien d'autres nourritures pour les yeux et l'âme.
Pour
ce qui concerne le corps, on est accueilli de façon charmante au
restaurant du salon, qui sert à toute heure un menu unique à 15€.
C'est
un beau village de l'Ariège, prétexte à une promenade bucolique, pas de
souci de parking ni de file d'attente, et c'est toujours mieux que
d'aller au supermarché le dimanche !
jeudi 13 août 2009
Alpes

depuis le dôme de Chasseforêt dans la Vanoise
samedi 1 août 2009
Alpes, Italie
"Nelle desserte pietraie dei monti
troverai uno strano mercato :
vi puoi barattare il vortice della vita
con una beatitudine senza confini"
jeudi 2 juillet 2009
Les mots longs (Pentti Holappa)
Dans l'espace du cerveau
d'imaginaires roses livrent leur parfum,
des vols d'oiseaux, des vols
d'étoiles défient la tempête,
la pensée dessine le retour de l'instant
unique.
Soudain la peau et la toile
de chair hurlent,
comme un nouveau-né, terrifié,
goulûment. Les tissus
enflent pour devenir
l'humus de la mort, chair d'homme,
une vague opaque
balaie les châteaux de sable
bâtis par les pensées.
Jamais le plus ardent des
poèmes n'élucidera
l'aigre et furtive jouissance des sens.
Les mots longs, Pentti Holappa, poésie Gallimard
mercredi 10 juin 2009
La nuit (Claude Roy)
Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit
à pas de vent de loup de fougère et de menthe
voleuse de parfum impure fausse nuit
fille aux cheveux d'écume issue de l'eau dormante
Après l'aube la nuit tisseuse de chansons
s'endort d'un songe lourd d'astres et de méduses
et les jambes mêlées au fuseau des saisons
veille sur le repos des étoiles confuses
Sa main laisse glisser les constellations
le sable fabuleux des mondes solitaires
la poussière de Dieu et de sa création
la semence de feu qui féconde les terres
Mais elle vient la nuit de plus loin que la nuit
à pas de vent de mer de feu de loup de piège
bergère sans troupeaux glaneuse sans épis
aveugle aux lèvres d'or qui marche sur la neige.
Claude Roy "Au sommeil la nuit" Poésies Gallimard
dimanche 7 juin 2009
soleil
La
lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil
(René
Char)
jeudi 4 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
Une mort très douce
Elle continua donc d'enretenir des brumes dans sa tête et de dire oui à tout sans s'étonner de rien. Dans ses dernières années elle était parvenue à une certaine cohérence ; mais à l'époque où sa vie affective était le plus tourmentée, elle n'avait ni doctrine, ni concepts, ni mots pour la rationaliser. De là venait son malaise effaré.
Penser contre soi est souvent fécond ; mais ma mère c'est une autre histoire. Riche d'appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère. Dans son enfance, on a comprimé son corps, son coeur, son esprit, sous un harnachement de principes et d'interdits. On lui a appris à se serrer elle-même étroitement dans des sangles. En elle subsistait une femme de sang et de feu : mais contrefaite, mutilée, étrangère à soi.
.../...
Il n'y a pas de mort naturelle : rien de ce qui arrive à l'homme n'est jamais naturel puisque sa présence met le monde en question. Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s'il la connaît et y consent, une violence indue.
Simone de Beauvoir (Une mort très douce)
mercredi 13 mai 2009
so much ...
The Red Wheelbarrow
so much depends
upon
a red wheel
barrow
glazed with rain
water
beside the white
chickens.
-- William Carlos Williams
dimanche 3 mai 2009
La sphère

Elle continuera de tourner dans sa boîte hermétique cette sphère de lumière et d'ombre qui nous emporte quand l'oiseau du sommeil nous étouffera dans ses plumes.
Le collectionneur, Maria Victoria Atencia




























