mardi 3 avril 2012

x/366 "Aujourd'hui ce que l'on porte"

Du noir et du bleu aujourd'hui. Des chaussures de marche beige pour rentrer à vélo à la maison ce soir. Le sac à dos comme carapace d'une tortue ne me quitte presque jamais. J'ai porté le sourire et une bonne humeur inattendue, dont je ne sias d'où elle me vient, d'une classe à l'autre.  
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jeudi 29 mars 2012

36/366 "Ca change tout le temps"

Les passagers dans le train changent tout le temps, les gens autour de la gare aussi, enfin croit-on, car à y regarder de plus près, plus attentivement, on les revoit  bien souvent. Leur place aussi finit par être à peu près la même.
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lundi 26 mars 2012

33/366 "J'éviterai de dire que"

Alors, j'évite !
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samedi 24 mars 2012

31/366 "Aujourd'hui : super-héros"

Je rentrais chez moi avec un sac à dos contenant le repas asiatique commandé dans un restaurant qui se trouve à un quart d'heure à pied. A la tombée du jour, Jupiter, Vénus, la Lune étaient presque alignées sur fond bleu sombre. Leur disposition a changé au fur et à mesure que le ciel noircissait et se couvrait d'étoiles. Au premier étage d'un immeuble, un inconnu sur son balcon réglait dans l'onscurité un appareil photo  sur pied, dirigé vers Jupiter.  
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vendredi 23 mars 2012

30/366 "Aujourd'hui : toucher"

Parfois on se demande comment on va parvenir à faire vivre une classe : on ne s'en sent pas l'énergie, il faut aller puiser dans d'autres réserves. Je m'efface, je laisse les élèves jouer les rôles, je guide avec la voix et le geste, à peine, et parfois ça fonctionne. Ils s'étonnent, l'heure est déjà finie, ils y ont pris un peu de plaisir, compris certaines choses. Touché. Mais ne vous méprenez pas , je suis, hélas, une enseigneuse  médiocre.  
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jeudi 22 mars 2012

29/366 "Aujourd'hui : le bien et le mal"

Je me répète une phrase de Clotaire Rapaille: "ce qui nous différencie d’un assassin, c'est qu'il a déjà commis un meurtre". Lire "Un jour, le crime " de Pontalis : acheté il ya plusieurs mois, il attend dans ma bibliothèque. Oublier la vacuité des désinformations, les mots prononcés qui n'auraient pas dû l'être, quelle que soit l'horreur des actes commis. En entendant les rafales de tirs alors que je pédalais le long du canal, j'ai eu l'impression que toute la ville semblait épuisée.    
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mercredi 21 mars 2012

28/366 "Qu'en restera-t-il dans un an?"

Qui peut le dire ?Ce qui  se tricote à l'intérieur sans que nous en ayons conscience, de quelle façon cela demeure-t-il  en nous ?Ma pensée aujourd'hui (loi de proximité ?), dans  ce remue-ménage et ces séries d'informations démenties, confirmées, non confirmées, dans ce grand spectacle, au milieu des efforts parfois désespérés de certains journalistes pour donner des informations qu'ils n'ont pas ou répéter à l'infini celles qu'ils croient posséder, était pour sa mère. (Tiens, j'ai habité pendant deux ans au numéro... [Lire la suite]
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mardi 20 mars 2012

27/366 "aujourd'hui, au pied du lit"

J'aime ma chambre blanche et ordonnée. Je pense à la chambre de Pierre Loti dans sa maison extravagante de Rochefort : une cellule stricte. Au bout de mon lit : la fenêtre, si près que je peux l'ouvrir en restant sous la couette. Au pied du lit sur une petite table est placé un téléphone à fil et à pile, j'ai encore deux lignes, la 05 et la 09, avec mon 06 cela fait presque une plateforme téléphonique. Ce soir au pied du lit j'ai dû passer une heure à bavarder avec mon amie d'enfance.  
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lundi 19 mars 2012

26/366 "en toc"

Cette femme assise dans le métro me rappelait un peu la Castafiore avec son manteau et ses gants rouges, sa façon de minauder avec une certaine grâce. Je me demande toujours pourquoi les hommes ont imposé aux femmes cette crainte de vieillir. Des cheveux blonds et lisses caressaient ses rides et sa peau un peu bizarrement tirée par endroits. Des cheveux en toc.  
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dimanche 18 mars 2012

26/366 "Un moment où j'ai regardé l'heure"

J'ai regardé l'heure à la petite horloge numérique verte sur la porte du four noir, derrière le bar, entre deux placards de merisier. Il était sept heures trente-six ce matin.  
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