dimanche 6 janvier 2008
le premier de l'année
mercredi 5 décembre 2007
Albert
ébréchée
lundi 3 décembre 2007
Café

dimanche 18 novembre 2007
Le café de Pauline
Merci à Pauline pour son accueil sa gentillesse et ma coupe de cheveux !
mercredi 7 novembre 2007
les yeux
la menthe à l'eau était bleue
vendredi 5 octobre 2007
Après-midi
Je lui avais donné rendez-vous vers quinze heures.
Nous nous sommes retrouvés sur le parking de mon immeuble, ravis de notre synchronisation.
De jolis yeux bleus, une allure énergique. Je l'ai fait monter au troisième sans prendre l'ascenseur.
Pour entrer dans ma chambre il a enlevé ses chaussures. Légèrement embarrassée, j’ai oté les miennes. Il a souri et s'est assis sur mon lit. Ensemble nous avons regardé le plafond et parlé à voix basse. Ensuite je l’ai accompagné dans dans la minuscule salle de bains. Nous avons ri, parié sur les dimensions de la pièce. Il avait raison.
Il a accepté avec joie le café que je lui proposais. Quand il est parti je l'ai raccompagné dans le couloir, pour allumer la minuterie dont personne jamais ne trouve l'interrupteur.
Je suis rentrée dans l’appartement, et j’ai contemplé sa tasse vide. Une légère dentelle de mousse dessinait un paysage sur la porcelaine blanche. Il y en avait un autre, différent, sur la mienne.
J’ai rincé les tasses et la petite cuillère.
Il m'enverra le devis pour la peinture du plafond et de la salle de bains en fin de semaine.
janvier 2007
j'ai repeint ma chambre en rose.
mercredi 4 octobre 2006
Bleu express'
La sonnerie ne l’a pas réveillée. Trop de lassitude accumulée. Juste le temps d’enfiler les vêtements de la veille, et de partir après avoir péniblement dégivré le pare-brise.
Huit heures moins le quart. Encore une demi heure de route. Calcul rapide. Quitte à être en retard, autant être à l’heure : la suivante. Eviter le brouhaha de la classe qui attend dans le couloir, ou l'agitation d'élèves que l’on doit faire remonter en cours.
Elle appelle et annonce qu’elle ne pourra être là qu’à neuf heures.
Il fait encore nuit lorsqu’elle arrive en ville. Elle gare sa voiture, cherche un bar un peu reculé. Un PMU tabac journaux. Seule lumière sur cette petite place. Les gérants s’affairent tranquillement derrière le comptoir.
Le café crème est savoureux.
A la table toute proche, un homme écrit.
Elle a une tendresse particulière pour les hommes qui écrivent dans les lieux publics. Plan d’action pour la journée ? Notes de travail ? Lettre d’amour ? Journal intime ? Poèmes ? Nouvelle ou roman en gestation ?
Combien de lettres a-t-elle écrites ainsi dans les cafés ? Avec une impatience épistolaire, sur des feuillets détachables de petits carnets, au dos de pages publicitaires.
Le ciel a pali, bleui. L’air paraît plus vif. Le jour se lève. Elle a le coeur plus léger.
Une heure volée.
mardi 3 octobre 2006
un matin au bar de l'Europe
grand crème et croissant
le soleil s'eveille à peine
sur les miettes dorées
La serveuse très mince, blonde aux cheveux courts porte toujours un pantalon noir, une chemise blanche, une cravate et un gilet noirs, le tablier noir des garçons de café, des yeux noirs et un joli sourire.
Je contemple ma tasse Lavazza posée sur une soucoupe trop petite. Trois batonnets de sucre en poudre de la même marque.
La lumière du jour tout juste levé joue sur les chromes des chaises et du bar, se réfléchit sur le granit rose et noir des tables et du comptoir. Le revêtement de sol, ancien, rappelle en plus rouge les motifs des tables, et répond au vermillon des cendriers. Tentée de prendre la photo, je m'arrête en vol d'image.
Une femme achève le nettoyage des vitrines. A un homme qui l'interpelle en lui demandant si elle va bien, elle répond gaiment "Oui ! Comme un vendredi !".






























