vendredi 3 septembre 2010

du temps du plomb ...

Moi ce qui m'énerve le plus maintenant avec la photocomposition, c'est les espaces. Pas moyen d'avoir une espace fine insécable régulière avant la ponctuation à deux signes, sans parler des espaces justifiantes qui flottent entre les mots, des cadratins qui chassent d'un alinéa à l'autre, des paragraphes lézardés ou des approches trop serrées, du temps du plomb au moins tout ça se tenait, maintenant ça écorche les yeux. Jean Bernard-Maugiron "Du plomb dans le cassetin", roman, Buchet Chastel
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dimanche 15 août 2010

l'usage du monde

Ce jour-là j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en trouverait changée.  Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis.  Comme une eau, le monde  vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs.  Puis se retire, et vous replace devant ce vide que l'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être, notre moteur le plus sûr. Nicolas Bouvier "l'usage du monde"
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lundi 12 juillet 2010

les mots des autres

Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier. En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Stig Dagerman (Stig Dagerman a mis fin à ses jours peu après avoir écrit ce texte)
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jeudi 3 décembre 2009

D'autres couleurs : Orhan Pamuk

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samedi 28 novembre 2009

Istanbul

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samedi 28 novembre 2009

Poésie

(...)le problème du vrai poète est toujours le même. S'il est heureux pendant une longue période, il devient ordinaire. S'il est malheureux pendant une longue période, il ne peut plus trouver en lui la force de tenir en vie sa poésie... La vraie poésie ne cohabite avec le bonheur que pour une durée très courte. Au bout d'un certain temps, soit le bonheur banalise la poésie et le poète, soit alors la vraie poésie gâche le bonheur. Neige (2002), Orhan Pamuk (trad. Jean-François Pérouse), éd. Folio, 2005 , chap. 14, p. 189 ... [Lire la suite]
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mercredi 3 juin 2009

Une mort très douce

Elle continua donc d'enretenir des brumes dans sa tête et de dire oui à tout sans s'étonner de rien. Dans ses dernières années elle était parvenue à une certaine cohérence ; mais à l'époque où sa vie affective était le plus tourmentée, elle n'avait ni doctrine, ni concepts, ni mots pour la rationaliser. De là venait son malaise effaré. Penser contre soi est souvent fécond ; mais ma mère c'est une autre histoire.  Riche d'appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère.... [Lire la suite]
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jeudi 26 mars 2009

Ceux qui les foulèrent

Les fleurs qui jouaient alors sur l'herbe, l'eau qui passait au soleil, tout le paysage qui environna leur apparition continue à accompagner leur souvenir de son visage inconscient ou distrait ; et certes quand ils étaient longuement contemplés par cet humble passant, par cet enfant qui rêvait - comme l'est un roi, par un mémorialiste perdu dans la foule, - ce coin de nature, ce bout de jardin n'eussent pu penser que c'était grâce à lui qu'ils seraient appelés à survivre en leurs particularités les plus éphémères; et pourtant ce... [Lire la suite]
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dimanche 7 décembre 2008

Istanbul

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vendredi 16 mars 2007

femmes

J'ai aimé ce livre où se rencontrent les destins de plusieurs femmes indiennes qui ont décidé de le prendre en main.
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