Il me restait trois quarts d'heure, j'ai tenté en vain de convaincre un coiffeur pour hommes désœuvré pour une coupe express. Je suis tombée sur la vitrine kitch de Tony. Minuscule salon clinquant, courette aménagée façon mosquée de Paris. Tony a fait des tortillons avec mes boucles pour les alléger de petits coups de ciseaux en forme de peigne. Il a séché brossé ma tignasse : je  ressemblais à une vieille américaine, j'ai fait la moue. Alors il a repris ses instruments, un carré plongeant bien propre au ras des joues, le cheveu très sage, j'adore, j'ai changé de tête.