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Pommes de la Saint Jean, elles mûrissent au mois de juin. j'ai plongé mon nez dans le sac, j'y ai retrouvé le pommier de mon enfance. Les après-midi d'été, calée dans la fourche de deux branches maîtresses, je  lisais : le merveilleux voyage de Nils Holgersson, Quo Vadis, et je croquais des pommes. L'une des branches  issue du porte-greffe, oubliée, s'était développée au détriment du greffon. Ses pommes restaient vertes et inmangeables.
Sur le marché aujourd'hui, j'ai acheté des pommes de la Saint Jean. Cueillies depuis trop longtemps, elles sont cotonneuses, manquent d'acidité. Il reste le parfum.