dimanche 18 janvier 2009

Distance 1

Deux personnes sont étendues côte à côte,Nul ne sait ce qui se passe en elles,Dans quel esprit vole un oiseau,Quel esprit est emprisonné dans un cage,Qui dort,Et qui passe la nuit sans dormir. Taslima Nasreen, Femmes
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vendredi 3 octobre 2008

(Nu) Jude Stefan

.../... à nouveau charnelleau soir jointe complicevous penchant vous tombantde caresses de blessuresles paupières les murmuresles cheveux les aveuxme lénifiant chaleureuse. Jude Stefan (Nu : extrait) "A la Vieille Parque"poésie Gallimard
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jeudi 10 juillet 2008

si ma mémoire est bonne

la courbe de tes yeux fait le tour de mon cœurun rond de danse et de douceurauréole du tempsberceau nocturne et sûret si je en sais plus ce que j'ai vécuc'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu Paul Eluard  n'ai-je rien oublié ?
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vendredi 9 novembre 2007

Dévorant

Poitiers, Place Notre Dame
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mardi 23 octobre 2007

52 (Pentti Holappa)

L'amour parle sous tant d'apparences.Un train illuminé traverse la chair de la nuit sans bruit,le ciel se voûte à l'invisible,la terre gorgée d'eau halète sans relâche,les étoiles frissonnent,une ville flamboie au centre névralgique de l'âme.Un cri solitaire est emprisonné derrière les dents, Il descend la gorge en tourbillonnant puis il arrache les celllulesdans sa bourrasque, jusqu'à l'explosion.Ensuite, il pleut, dans l'espace planétaire,la poussière, le silence. Pentti Holappa - Les mots longs- Poésie Gallimard
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vendredi 12 octobre 2007

Bachique (Jude Stefan)

ce fut le retour des chemises ma louchonne,la mort en lansquenetinexorablement qui entrouvre ton trésorde son os tibialma folle aux bijoux qui aimait Goetzet le vin tannique, boisé, à robe  grenatrond en bouche comme ta langue de velourssommes-nous vivants ou morts dans ce lit ?serons-nous morts ou vifs au cercueil ?interroge nos yeux la coupe levéema rosée, mon éclairje t'apporte mes crimesdans l'absolu langage d'anges couchés Jude Stefan "A la Vieille Parque"  poésies Gallimard
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dimanche 1 avril 2007

Nostalgie amoureuse

Souviens-toi de ce cheminSur la rive ouestPrès du pont rouge en boisTu es venu sur ton chevalTu l'as attaché à un saule pleureur.Les nuages blancs moutonnaient dans un ciel          limpideLes arbres verts retenaient la lumière printanièreUn paysage féérique qui n'existe que dans le            rêve. Zhang Hongqiao (dynastie des Yuan-1206-1368)  in "femmes poètes de la Chine" ed. Le temps des cerises
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samedi 10 février 2007

A la faveur de la nuit (R. Desnos)

Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit.Suivre tes pas, ton ombre à la fenêtre.Cette ombre à la fenêtre, c'est toi, ce n'est pas une autre        c'est toi.N'ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle      tu bouges.Ferme les yeux.Je voudrais les fermer avec mes lèvres.Mais la fenêtre s'ouvre et le vent, le vent qui balance     bizarrement la flamme et le drapeau entoure ma fuite     de son manteau.La fenêtre s'ouvre : Ce n'est pas toi.je... [Lire la suite]
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dimanche 19 mars 2006

Chant des fleurs de peuplier

de l'impératrice douairière Hu. Dynastie des Wei.(220-265)Poème écrit en pensant à l'amant nommé "fleur de peuplier" qui l'a fuie. Aux deuxième et troisième mois lunairesLe soleil du printemps réchauffe la natureLes fleurs de peuplier éclosent en abondanceLe vent profite de la nuit pour envahir ma courLes fleurs de peuplier s'envolent jusqu'à la maison du Sud Enthousiasmée je sors de mon pavillonLes jambes molles, sans forceJe ramasse quelques fleursLes larmes tombent, mouillant mon mouchoirAu printemps les hirondelles... [Lire la suite]
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jeudi 12 janvier 2006

poème d'Eugénio de Andrade

Ce qui respire en toi ce sont les yeux,le bleu d'un soleil sans rides,les premières eaux de la caresse. La bouche a un tel goût de barque !-cela s'appelle jeunesse, quelquefois,ou étoile de sang vif. Le dos tourné à la nuit, la terretant qu'elle brûle est presque un fleuve. Eugenio de Andrade- Matière solaire (poésie Gallimard)copie d'une carte de chez Diagram
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